Invité par le festival Coul’Heures d’Automne, initié par l’association Label Note, j’ai participé à cet événement unique sur le territoire azuréen. Chaque année, ce festival met en lumière la place de l’art dans l’espace public à travers des performances murales, des animations, des ateliers participatifs et des rencontres.

Fresque de 200m² sur l’autopont du rond-point de Provence

La fresque, réalisée sur un autopont situé à l’entrée de la ville, s’inscrit dans une composition mêlant les codes du graffiti et de la typographie, notamment par l’usage des block letters emblématiques de cette discipline.

La composition évoque le déplacement, la vitesse et l’intensité du trafic qui caractérisent ce rond-point, l’un des plus fréquentés du département. Le jeu de translation appliquée aux motifs crée un effet de mouvement, de volume et de relief, en écho à la dynamique du lieu.
Les couleurs ont été choisies pour rompre avec la monotonie de l’environnement immédiat. Elles instaurent un contraste fort et dialoguent avec certaines façades des habitations en arrière-plan, créant ainsi une interaction visuelle qui varie selon les points de vue.

En parallèle, j’ai également été invité à concevoir une intervention graphique destinée à habiller un bus circulant sur la ligne A du réseau de transports urbains.

Bus-Tram n°607 de la ligne A du réseau Antibes Sophia Antipolis

Ce projet d’art public mobile, réalisé en partenariat avec Keolis Group et la Ville d’Antibes, vise à prolonger l’expérience artistique dans l’espace urbain et à l’inscrire au cœur du quotidien des usagers.

Le graphisme s’appuie sur des changements d’échelle, utilisés comme outils rythmiques. La ligne, motif récurrent dans ma pratique, fait ici écho aux différents réseaux  (transport, circulation, données) traduisant visuellement l’idée d’un mouvement continu et d’une ville en perpétuelle mutation. Pour enrichir la matière visuelle et contraster avec la planéité de l’impression numérique, certains éléments intègrent un effet de pixellisation inspiré de la trame risographique. Ce grain apporte vibration, profondeur et densité à l’ensemble.

Cette intervention entre en résonance avec la fresque murale réalisée sur l’autopont situé le long du parcours quotidien du bus 607. Ce lien crée un dialogue visuel entre les deux œuvres, renforçant leur ancrage territorial et tissant une continuité entre art fixe et art en mouvement.