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À propos d’Ërell

Artiste et designer, je m’intéresse à l’appropriation éphémère de l’espace urbain. Ma pratique prend racine dans le graffiti à Bordeaux, au début des années 2000.
Dès 2006, nourri par l’art minimal, l’art urbain et le design organique, j’ai simplifié ma signature en une forme géométrique essentielle : l’hexagone, que je fractionne ensuite. Inspiré par des artistes tels qu’Olivier Stack, East Erik, Jürgen Mayer ou encore Sol LeWitt et son œuvre Variations of Incomplete Open Cube, j’ai développé un langage visuel modulable, adaptable et identifiable, que chacun peut s’approprier.
Ma formation en design a nourri l’évolution de ma pratique, me menant d’un graffiti plus traditionnel vers une abstraction géométrique. Ce processus d’hybridation entre design et art urbain m’a permis
de m’affranchir des codes habituels, offrant une plus grande liberté dans l’exploration des supports
et des techniques. La rigueur propre au design constitue un véritable atout dans mon approche,
aussi bien en phase de conception que dans le suivi des projets. Elle me confère une vision globale,
structurée et cohérente. Le recours aux outils informatiques et industriels s’intègre pleinement à
mon processus créatif, permettant une maîtrise fine de l’espace et du volume.

Cette double approche, à la fois technique et pratique, ouvre de larges perspectives, en lien direct avec les contraintes et les potentialités des lieux dans lesquels j’interviens.

Mes compositions intègrent des principes typographiques : variations d’alignements, jeux de formes et de contre-formes, équilibre entre pleins et vides. Réalisées à l’aide d’outils manufacturés – emporte-pièces, pochoirs, matrices d’impression – elles s’inscrivent dans l’espace urbain comme une « contamination » graphique, une présence abstraite et répétitive. En investissant les rues des villes où j’interviens, je cherche à rompre la monotonie de l’aménagement public, à réintroduire de la vie par des interventions plastiques dont le vocabulaire formel fait écho aux formes présentes dans la nature. Pour modifier l’appréhension qu’ont les passants de l’espace urbain, je les invite à repérer, au détour des rues, des signes disséminés sur leur passage.

Dans mon travail d’atelier comme dans mes dérives urbaines, j’utilise toujours les mêmes formes, la même écriture. Ces formes signatures deviennent alors un prétexte à l’expérimentation plastique et à l’exploration urbaine.